lundi 28 avril 2008

Ruines, ravines et raisins





Corinthe... nom maintes fois decline dans les cours de latin, entre deux bus, te voici enfin.

Il ne reste cependant pas grand chose du prestige de ta cite antique ou Paul precha la bonne nouvelle (cette visite eclaire a ete faite en taxi pour changer et nous permettre de prendre un bus pour Nauplie).

Ton impressionnant canal a heureusement creuse tout pres de (l'immense) station de bus.

dimanche 27 avril 2008

CatastropheS!






La fete de Paques etait finalement tres decevante avec un entassement de personnes attendant de pouvoir allumer sa bougie pour revenir faire bombance a la maison. Nous avons eu surtout peur des nombreux petards lances a tout vent par les jeunes du villages.
Malgre une courte nuit, nous prenons le bus de 8h (comme la plupart, a destination d'Athenes), pour Sparte puis Tripoli. Nous avisons sur place que la ville est grande et laide et qu'il n'y a pas de bus pour continuer (nous avions envisage Olympie ou Nauplie a l'oppose).
C'est a ce moment que Claire constate qu'elle n'a plus son porte monaie, avec tout notre argent (250 euros), les cartes d'identite et toutes les autres. Catastrophe!!!
Nous essayons de refaire mentalement le trajet du precieux objet. On a beaucoup de peine a se faire aider par la gare routiere (le telephone ne cesse de sonner en ce jour ferie) ou par la police (on nous dit d'attendre, mais personne ne vient. Les policiers preferent siroter tranquillement leur cafe au chaud). Apres plusieurs heures de vaines recherches, nous preferons quitter ces lieux sinistres en direction de la bourgade voisine de Megalopolis ou se trouve le plus grand theatre antique (ferme et tres decevant!). Hotel "Paris" minable, rues desertes. Impossible de trouver quelque chose a manger. Nous n'avons d'autre choix que de finir nos derniers vivres dans la chambre. La nuit n'apporte malheureusement pas de repis. Claire se cogne violement le Genoux (la marche semble compromise ces prochains temps). Margaux dort mal... dans la douche, malgre le petit nid qu'on a essaye de lui construire.
Pas toujours facile le voyage...

samedi 26 avril 2008

Desensibilisation






Nos ames de grands sensibles en prennent un coup: nous ne comptons plus les serpents, petits ou grands, gris ou vert emeraude, vivants ou a moitie morts sur les chemins, ni les enormes sauterelles, les batraciens improbables qui fuient sous nos pas, quand les herbes sont trop hautes pour qu'on puisse voir nos pieds.
Il y a aussi, a proximite des marches, des tetes de cochons saignees a blanc, des chargements d'agneaux fraichement tues et dont la tete est encore ensanglantee.
Le moins pire sont peut-etre les poulpes que les pecheurs cognent contre le quai pendant de longues minutes afin...de les adoucir!
Bref, tout vit et meurt sous nos yeux et c'est bien.

L'occasion, bien sur, de grands cris et de fous-rires, de courses dans les herbes et dans les orties qui nous mangent les cuisses meme a travers les pantalons.

Un bus passe et nous promene gratuitement sous la pluie jusqu'a ce que nous ayons envie de descendre!

Paques sous l'orage








Enfin un peu de pluie, apres des journees a plus de 30 degres! L'occasion de rester au calme et de profiter des festivites pascales. Nous logeons dans une chambre attenante a l'eglise d'Areopolis dans le Magne et nous sommes donc servis en messes (3h matin et soir), cloches et melopees orthodoxes d'un pretre infatigable (le tout fortement amplifie par des hauts-parleurs). La fete est tres emouvante et vraie. Nous avons assiste hier, vendredi, a un veritable enterrement du Christ: le glas a sonne des le matin, la journee a ete employee a fleurir le tombeau, puis, a 22h, un grand cortege s'est mis en route a travers le village, illumine par des bougies.
Ce soir, pour la veillee pascale, nos logeuses (pas tres sympathiques et apres au gain) nous promettent des feux d'artifice durant plusieurs heures, aie, aie, aie pour le sommeil de Margaux!

vendredi 25 avril 2008

Traviata a Vathia





A l'approche de Vendredi Saint, le ciel deverse de grosses larmes. Nous ne nous decourageons pas et prenons le bus pour le sud du Magne. Apres un arret un peu rate au milieu de nul part et une promenade en portant Margaux durant sa sieste, nous enchainons vers le beau port de Gerolimenas (memorable concours de lance de galets). Plus assez d'argent pour se manger un bon poulpe grille. Nous faisons du stop et sommes rapidement pris en charge par Verdi et une magnifique Traviata (avec la Callas a plein tube) qui fait un detour pour nous emener a Vathia et ses tours maniotes abandonnees au sommet de la montagne. Instant de rencontre magique et belle joyeuse promenade (Margaux apprend a sauter).

jeudi 24 avril 2008

Danger incendie



Ce jour, Victor part seul avec Margaux et la chariot au nord d'Areopolis, vers Limeni et Neo Itylo sous un soleil radieux, laissant Claire a sa plume. Agreable marche le long d'un chemin muletier bien indique (le Magne a fait un effort particulier pour creer et baliser des itineraires pedestres) mais assez eprouvant pour le chariot (les gros cailloux, ca secoue, ce qui endore rapidement Margaux). Nous rencontrons ane, cochons, papillons et meme serpents (j'apprends par la suite qu'il s'agit de mauvaises viperes). La fin de l'itineraire se fait dans un pays ravage par les incendie de l'ete 2007. Arrive aux portes d'Itylo, impossible d'avancer. Le chemin est entrave par de nombreux troncs d'arbre calcines. Victor part chercher de l'aide dans la maison en contebas. Apres moulte cris, une personne finit par sortir et rejoint notre marcheur en detresse. Meme a deux, il n'est pas possible de franchir les obstacles. Nous sortons Margaux de son refuge pour la confier aux dames sorties pour aider (le regard inquiet et dubitatif). On attache alors le chariot avec des cordes et on le descend au moyen d'une grande echelle le long d'un mur de soutenement de 4 m de hauteur. Victor epuise et noir comme un charbonnier est accueilli en heros avec des boissons bienvenues. Apres une longue pause (Margaux se sent chez elle dans la chambre de la fille de la maison), on continue la journee avec un bon pique nique et un excellent expresso sur le bord de mer. Retour a la maison par la route qui remonte le long de la colline en surplombant une mer turquoise. A mi chemin, on se fait prendre en stop sans meme lever le ponce, dans une toute petite voiture (impressionant comme le chariot sait se faire discret). Encore une journee memorable!

Silence des profondeurs






Difficile de se reposer et de vivre sereinement le mystere de Paque avec le chant et les cloches presque incessants de l'eglise voisine. Nous partons donc visiter d'autres profondeurs que les notres. Munis de notre deuxieme tube de creme solaire, nous partons a pied, a travers broussailles et cailloux (Claire est admirable de courage avec le chariot) vers les grottes de Diros qui nous reserve un spectacle eblouissant et mysterieux, en particulier grace au fait que nous sommes seuls (avec 2 bateliers) a visiter ces immensites souterraines et silencieuses (14 km de galerie).

mercredi 23 avril 2008

Foison d'eglises






Sparte est surtout connue comme point de depart pour l'ancienne capitale byzantine de Mystras situee a quelques km seulement. Nous prenons le premier bus et commencons avec le chariot la visite de ses inombrables eglises avec souvent de magnifique fresques tres bien conservee (un plaisir tant pour Victor, l'acousticien des eglise que pour Claire, l'historienne de l'art specialisee dans l'art roman) . Nous faisons la connaissance de 2 sympatiques couples de francais quinquagenaires, routards dans l'ame qui nous remplit de courage pour tous nos prochains voyages sabbatiques. Nous nous attardons pour le pique nique a l'ombre d'un grand arbre plante pres d'un magnifique monastere. L'heure tourne et les sites archeologiques ferment souvent a 15h hors saison. Victor insatiable, veut encore absolument voir la forteresse franque situee au sommet d'une imposante colline. C'est au pas de course que nous gravissons les 2 km et 200 m de denivele pour penetrer 10 min avant la fermeture et visiter encore (durant la fin de siete de Margaux) une eglise et un immense fort surplombant la vallee. Nous redescendons tranquillement et laissons couler le temps sur une terrasse ombragee en sirotant une bonne lemonade pres de l'arret du bus.

Repos et enracinement





Nous commencons a eprouver le besoin d'une petite halte apres toutes ces perigrinations. Nous decidons donc de decendre dans le Magne (doigt du milieu, au sud du Peloponese) qu'on dit traditionel et sauvage. Nous nous installons a Areopolis (du nom du dieu de la guerre Ares, en homage du caractere belliqueux des habitants de cette region). Difficile de trouver un logement en cette periode de vacances grecques (semaine de Paques ortodoxe). On finit par loger dans l'appartement au decor kitch et religieux d'une grand maman et d'y rester pour la semaine Sainte. On profite de la cuisine et de la terrasse (delicieux les citrons cueillis de l'abre) pour se faire des repas un peu moins gras qu'a l'ordinaire.

lundi 21 avril 2008

Sparte adoucie






Heureusement, Sparte s'est adoucie avec le temps, a l'image de notre hote Yannis, dabord bourru puis finalement doux comme un agneau. Claire et Margaux se sont mises aux vetements locaux (le sac de papa est cependant encore un peu trop lourd)
Sparte 19-21 avril, hotel Cecil

samedi 19 avril 2008

Romantisme nocturne

Le guide du routard nous avait promis un grand moment de notre voyage a Monemvissa et il ne nous a pas menti. Nous avons fait escale dans cette ville doublement fortifee et cachee derriere un grand rocher. Nous avons visite avec passion ses ruelles etroites durant l'apres midi puis gravi le grand rocher pour atteindre la copie de Ste Sophie, les nombreuses citernes et la forteresse en ruine ou la vue est imprenable.




















Le lendemain soir, apres un bon repas au bord du port, nos pas se sont naturellement diriges vers l'ile magique pour revivre l'experience de nuit. Un tres grand moment de romantisme que ce village etrange et silencieux (il n'y a pas de voiture) sous la pleine lune se refletant sur les flots infinis. Seul bemol du sejour, nous nous sommes fait voles certaines affaires. Une autre facon (un peu contrariante) de vivre le depouillement! Heureusement, rien de vital. Je m'appercois par ailleurs ce soir que j'ai oublie ma carte bancaire dans le distributeur, ce qui va etre plus embetant pour la suite.


Nous sommes arrives ce soir a Sparte, ville des valeureux et mythiques guerriers.