mercredi 23 juillet 2008

On a reussi

Ca y est, on a reussi, on est arrive a Rome, la ville eternelle, objectif symbolique de notre voyage.
Apres le bus pour Naples, nous avons pris le train pour arriver a Roma Termini ou une larme d emotion a coulee. On s est trouve une petite chambre pres de la gare et on est tout de suite partis a la conquete de la capitale a la rencontre des lieux magiques comme les escaliers de la piazza di Spagna, la fontaine de Trevi, la colonne de Trajan et toutes les facades des eglises au couche du soleil. Rentres dans la nuit, fatigues mais heureux. C est le plus beau des voyages. On a reussi.

Sentier des Dieux

Cette marche sera probablement la derniere de notre grand periple, mais quelle marche! Nous partons en bus pour un hameau voisin d'ou part le "sentier des Dieux", un nom qui n'est pas vole et qui nous termine parfaitement notre periple mythologique. Margaux marche un bon km en sautant allegrement les marches d'escalier. Une petite brume vient couvrir les sommets pour nous proteger du soleil. Nous longeons pendant 5 h la cote Amalfitaine a flanc de montagne. Vues plongeantes et epoustoufflantes. Apres un pic nic sur un tapis de feuilles a l'ombre de ruine de moulins a eau, nous arrivons au village de Nocelle ou nous nous offrons un petit complement avant d'entamer la longue descente vers le celebre village de Positano. Plus de 1000 marches nous attendent. A mi parcourt, catastrophe, le chemin est bloque pour travaux. Contrairement a un anglais tout rouge de s'en revenir sur ses pas, nous poursuivons. Il suffisait d'enjamber quelques outils et nous arrivons enfin au St Tropez local ou le sirop coute plus de 5 francs. On traverse le village accroche a la montagne, en passant devant la grande creche de son eglise pour rejoindre la plage ou on se baigne tous pour se raffraichir de cette longue marche. 15 min. plus tard on est sur un bateau jet {une vraie fusee} qui nous ramene a Amalfi. Claire visite la superbe cathedrale pendant que Victor fait du shoping avec Margaux. Une nouvelle aventure nous attend pour remonter au village d'Agerola, pas moins de 80 personnes sont deja entassees dans le bus. Apres negociation, un autre bus est finalement affrete pour aller dans le village qui celebre ces jour la "fete du pain". 45 min. debout dans les virages fous, mais on sait qu'un repas de roi nous attend a l'auberge La Baita... Pour le dernier souper, on s'est fait la totale {apero, antipasti, primo, secondo, contorno, dolci et liqueur}. Une magnifique journee.

samedi 19 juillet 2008

J - 15

Eh oui, c'est le temps de penser à notre retour: il est prévu le dimanche 3 aout, après 5 mois d'aventures!

Donc nous profitons de chaque instant de la Cote Amalfitaine et de la Campanie: Pompéi, la mer, les délicieux repas d'Emma, notre refuge agritouristique. Lundi, départ pour Rome ou nous feterons notre réussite: ATHENES - ROME! Plus de 40 chambres, 9 tubes de crème solaire, des dizaines de bus, quelques bateaux, quatre trains, des milliers de pas, un trésor de souvenirs!

Nous terminerons avec des retrouvailles avec nos parents: au sud de la France pour Claire, à Genève pour Victor, avant de nous pointer dans notre petite ruelle Merloz où l'on retrouvera ceux qui ont pris soin de notre maison et de notre courrier !

Et pour vous, qui nous faites l'amitié et l'honneur de nous suivre, il y aura une grande fete au début de l'automne!

On se réjouit donc de vous revoir en chair et en os!

Voir Naples et...

... et y revenir en amoureux!
Donc pas question de la déflorer tout de suite, tout juste l'effleurer, en une petite journée. Notre avis: elle est très bonne! On s'est concentré sur l'essentiel: un bar, une église, un restaurant et quelques petites rues.
Réjouissez-vous: c'est vrai que les pizza sont les meilleures du monde, et les babas au rhum et les caffè nocciola!

lundi 14 juillet 2008

Chant des Sirenes

Quoi de mieux que de se laisser bercer par le chant des Sirenes et le bon air des montagnes.
Depart donc pour la cote amalfitaine ou Ulysse a fait un detour, attache au mat de son bateau.
Les paysages sont sublimes, la montagne tombant d'un coup dans une mer infinie. Arret rapide a Amalfi pour faire trempette et visiter la magnifique cathedrale (*) avant de monter sur le plateau d'Agerola (700 m), avec une adresse recommandee par notre ami routard Etienne (contacte dans l'urgence).

Malheureusement, on a quelques craintes en decouvrant finalement une batisse isolee sur la colline, dont le toit est recouvert d'une grande bache. On partage un repas simple mais parfume avec ces paysans napolitains un peu bourrus. Une des meilleures nuits du voyage dans un petit appartement bien aere (c'est bien mieux sans climatisation). Le lendemain, reveil matinal avec un bruit infernal de travaux. Nous tenons un jour et refaisons nos sacs.

On trouve finalement notre bohneur dans un autre "agrotourismo" qui nous propose un grand appartement avec 1/2 pension pour un prix sans concurrence. Les repas sont somptueux (pas moins de 12 antipasti differents) et le calme assure. Victor ne peut que se ratapper et il sent rapidement une bonne amelioration de son etat de sante. Malheureusement, la gastro s'est etendue a Margaux puis Claire. Nous faisons quand meme quelques belles "passaggiata" (promenades). Nous decidons donc de prolonger notre sejour dans ce lieu inattendu mais propice et reflechissons calmement a la facon dont nous voulons finir ce grand voyage.

(*) Encore un hasard objectif du voyage. La cathedrale d'Amalfi contient les reliques de St Andre, premier disciple du Christ, qui a evangelise la Grece. Son corps etait longtemps a Patras que nous avons quitte, il y a peu. Notre voyage se poursuit donc dans la Grande Grece...

lundi 7 juillet 2008

Tribulations

Nous partons en bus pour Potenza (capitale provinciale) et y restons bloques pour cause de greve generale (plus un train ne circule). Nous aboutissons dans un seminaire louche, dont l'hotellerie est gardee par de veritables mafieux (nous essayons de discuter le prix mais finissons par avoir peur de ces personnes patibulaires). Nous cherchons vainement une autre solution, mais la ville est construite sur sorte de pointe que nous gravissons au moyen de nombreux escaliers roulants (non praticables avec le chariot). Ouf, nous sommes toujours vivants au reveil.

Depart au petit matin pour Salerne ou nous trouvons une petite pension simple pres de la gare. Victor se sent de plus en plus mal (douleur localisee au ventre). On part pour l'hopital ou il subit tout une serie d'examens (rayons x, ultrasons, scanner) dans une ambiance surrealiste (spectaculaire les urgences en Italie). On lui fait une perfusion et on lui annonce qu'il doit rester hospitalise quelques jours. Apres panique et reflexion, il decide de signer une decharche et s'enfuit litteralement, reconnaissant pour les soins mais inquiet d'y rester. Renseignement pour un rapatriement d'urgence. Pour finir, il atteint son medecin en Suisse qui lui envoie une ordonnance par fax: une bonne dose de Cortisone et du repos.

dimanche 6 juillet 2008

40 ans

Pour ses 40 ans (le 6 juillet), Victor voulait etre en route en famille.

Sans guide, nous sommes partis un peu a l'aventure pour nous retrouver dans la ville de Matera. Claire est alors parti en chasse et a trouve un magnifique cadeau pour son cheri, un hotel de charme creuse dans le rocher (Hotelinpietra). Ancienne eglise St Jean du XIIIeme, nous dormons d'abord dans une grande chapelle laterale dans un grand lit a baldaquin et une terrasse sur la ville. Le lendemain, on change de chambre pour se retrouver dans une sorte d'immense caverne avec un veritable centre de bien etre privatif pour salle de bain (piscine, douche-pluie, bassines de pierre...).
Malgre un debut de gastro-enterite pour Victor et de rhum pour Claire, nous savourons de delicieux repas (quelle difference avec la Grece). Nous decouvrons avec emerveillement cette ville creusee dans la montagne (inscrite au patrimoine de l'humanite) et ses nombreuses eglises rupestres. Quel beau cadeau d'anniversaire!

samedi 28 juin 2008

Routards deroutes

Le bateau nous debarque le matin au port de Bari. Vive l'Italie.
Nous cachons le chariot pour nous promener dans les petites rues de la tres jolie vieille ville qui se serre contre la mer. Nous partons joyeusement a la recherche de nouvelles chaussures pour Margaux (ca pousse ces petits pieds) et d'un guide pour decouvrir ce nouverau pays.

En fait, nous avons prevu une arrivee en Italie tres en douceur et en contraste en reservant une semaine dans le club med de Metaponto (ancienne colonie grecques ou s'installa Pythagore et son ecole) avec un baby club pour Margaux. Il semble bien cependant que nous soyons les premiers a essayer d'y arriver par les transports publics (train, bus, attente, nous devons finir en taxi).
Voila pour nous l'occasion de nous retrouver un peu en couple, et pour Margaux de profiter de petits camarades et d'activites a sa mesure et pour chacun de se regaler de magnifiques buffets. Nous nous glissons dans la peau du tourisme familiale et fortune. Nous profitons donc de l'immense infrastructure et du theme "se depenser" pour faire du tennis (tous les jours pour Victor), de l'escalade, du tir a l'arc, du canoe, de la voile, des cours de Salsa et meme du trapeze volant (Victor y laisse malheureusement une epaule).
Un veritable voyage dans le voyage...

La lessive (nos habits tout mouilles et toutes les machines en panne la nuit de notre depart), le courrier (nous n'avons recu aucun des guides gentillement envoyes par Martine) et le depart (faux horaires de bus, Victor handicape) furent epiques et eprouvants pour les nerfs.

mardi 24 juin 2008

Derniere etape

Le blog est reste bien silencieux ces derniers temps...

Nous avons pris le temps de bien finir notre sejour en Grece en allant dans les iles ioniennes, debut du voyage d'Ulysse (Odyssee).

Depart en bus public (genre TL) d'Olympie, correspondance inattendue mais avec un car qui nous laisse dans un petit village, taxi (il faut en trouver un assez gros) pour aller a la ville portuaire, puis bateau pour aller dans l'ile de Cephalonie.

On trouve un petit appartement (climatise) a mi distance entre la plage et une piscine que nous visitons a tour de role. Avec la chaleur, impossible de faire des grandes escapades.
D'immenses insectes vraiment impressionnants nous tiennent compagnie dans l'apprtement(nous pensons bien a notre voisin Georges). Repos et douceur de vivre avant de changer de pays.
Nous realisons que nous avons symboliquement revisite notre periple grec (5 semaines a Athenes et en Crete, 5 semaines dans le Peloponese, 5 semaines dans les Cyclades) en retrournant brievement a Athenes, dans le Peloponese et maintenant dans les iles.

Nous ne manquons pas de faire une belle escursion sur l'ile mythique d'Ithaque, un des pays reves par Claire.

samedi 21 juin 2008

Calme olympien

Pour une fois, nous avons tous bien dormis et le petit dejeuner buffet est excellent.
La petite ville est tres calme et agreable (mais ou sont passes les touristes).
Retapes, nous partons avec le chariot a l'assaut du site archeologique: fantastique et emouvant. Nous sommes presque seuls dans ces pierres qui parlent encore des grandeurs passees et d'un certain art de vivre.
Malgre la chaleur (toujours plus de 35 deg.), nous nous amusons a courir un (en fait deux) stades olympiques (soit environ 384 m).
Comme a Delphes, on prend le temps de visiter alternativement le magnifique musee (La Victoire de Paionios et le celebre Hermes de Praxitele sont de veritables chefs-d'oeuvre).
Nous nous sentons a nouveau paisibles et fantastiquement heureux.
Victor et Margaux font les boutiques et on se retrouve tous les trois habilles de neuf avec de belles chemises blanches pour souper.

Transhumance

Victor voulait absolument voir le monastere d'Ossos Lukas situe a 40 km de Delphes. Impossible de s'y rendre en transport public ou en stop. Qu'a cela ne tienne, nous negocions (bien) un taxi. On ne regrette pas la visite des mosaiques de cette superbe eglise double dans un cadre presque toscan.
L'apres-midi, nous partons en bus de Delphes pour Galaxidi, situe a une vingtaine de km. Mais Margaux s'endort, alors on prolonge le voyage jusqu'a son reveil. On se retrouve dans la jolie ville de Naupacte. On opte pour une pension simple mais situee au bord de la mer et tout pres d'une grande place de jeux et avec chambre climatisee (mais qui ne fait finalement que chauffer la chambre!).
Souper infect mais au bord d'un port croquignolet avec une tres belle lumiere.
Le lendemain matin, on refait nos sacs pour poursuivre notre transhumance (au sens ethymologique). Apres avoir cherche le bon arret, on reprend le bus pour Patras en passant par le nouveau (2004) et immense (le plus long tablier suspendu du monde) pont reliant Adrio a Rhion dans le Peloponese. Nous arrivons dans une petite gare routiere a Patras. Les renseignements viennent facilement a nous pour la suite (pour une fois, nous recevons des horaires ecrits pour les bateaux, les bus et meme les trains). Nous optons pour cette derniere solution tres economique pour rejoindre Pyrgos (2.5 euros pour 2h et 100km). Le petit train est cependant bonde (difficile d'y faire rentrer le chariot), non climatise et il fait 38 degres. Un calvaire, en particulier pour Margaux que nous arrosons copieusement d'eau. On apprend a notre arrivee que ce traclet est utilise pendant une greve qui sevit.
A Pyrgos, nous reprenons nos esprit dans le tres sympatique cafe de la gare (le tenancier est tombe litteralement amoureux de Margaux et lui offre une glace puis son petit cheval en peluche), puis nous nous rendons a la gare routiere. Comme a l'accoutumee, nous devons convaincre le chauffeur que la chariot rentrera dans la soute. Depart pour Olympie, que nous atteignons dans la soiree. Apres la visite d'un hotel pourri, on cede pour un logement plus decent... et muni d'une climatisation operationnelle.

Eprouves

Nous sommes eprouves par les conditions du voyage. Cela fait plusieurs jours que nous dormons mal et que nous changeons presque chaque jour de lieu. La chaleur est accablante (systematiquement au dessus de 35 degres) et rend tout deplacement difficile. Apres bientot 4 mois de perigrination, la promiscuite nous pese parfois. Nous sommes epuises et avons parfois les nerfs a vif. C'est aussi cela le voyage...

Claire-voyance

L'auberge de Jeunesse d'Athenes n'est pas tres sympathique. En particulier le veilleur de nuit ne pense qu'a l'argent et ne cesse de nous agresser sur ce sujet. Ce matin (mardi 17 juin), Victor en a eu assez et nous avons fait nos sacs precipitamment pour quitter les lieux au plus vite. On a meme courru pour attraper un bus public direction la gare routiere. Dans la precipitation, un des bras du chariot a cede sous le poids (tous nos sacs + Margaux). Finalement, comme le bus pour Delphes etait plus tard que prevu, nous sommes alles dans une quincaillerie pour faire une prothese a notre fidele compagnon de route, et manger un morceau avant la route.

Nous sommes arrives a Delphes dans la soiree. Recherche de chambre un peu laborieuse dans cette ville tres touristique. On choisit finalement la pension Athina a cause du sourire de Nikos et du prix modeste des chambres. Mais on regrette vite l'absence de climatisation, car il fait plus de 36 degres pendant la journee et les nuits sont tres chaudes malgre l'altitude (650 m).

Le lendemain matin on va visiter le fameux site archeologique qui se trouve dans un cadre fantastique, au pied d'une falaise et dominant une riviere d'olivier. Malheureusement les cars de touristes sont deja la et la chaleur est accablante. Arrives en haut (au stade, encore tres bien conserve), nous constatons que nous avons perdu et le biberon et le Monchichi (petit singe adore) de Margaux. Nous cherchons febrilement (c'est le mot avec cette temperature) et retrouvons, grace a l'aide de touristes compatissants, le premier sur une pierre du chemin et le deuxieme sous un arbre au pied du theatre (avec une bonne acoustique).
En redescendant, Claire trouve l'entree du souterrain emprunte par la Pythie pour se rendre sous le fameux temple d'Apollon pour donner ses oracles. Son corps fin se glisse dans l'ouverture et bientot on decouvre sa main entre deux pierres a 10 m de la (ce qui impressionne beaucoup Margaux et les visiteurs presents).
Margaux s'endort brievement au musee magnifiquement renove en 2004. On constate vite qu'une visite separee est preferable dans ces cas...

mercredi 18 juin 2008

Nouvelles illustrations

Voici enfin quelques illustration de nos aventures de debut juin (messages du 3 au 11 juin).

Pour mettre des photos sur le blog, je dois dabord les transferer de l'appareil sur une cle usb (ce qui n'est pas toujours facile selon le materiel informatique que je trouve), puis installer un logiciel de gestion des photos pour les compresser, selectionner des photos, les compresser, puis enfin les mettre sur le blog. Bref, toute une aventure, que je me fais un plaisir de faire lorsque je trouve le temps et un cafe Internet adapte.
Encore un peu de rodage et je pourrai peut etre mettre des films ou des sons. Vous serez alors presque avec nous.

lundi 16 juin 2008

Detour par l'Afrique

Si, on l'a fait!

Nous voulions savoir ce que c'est vraiment le soleil et la temperature brulante qui vous attrape par le haut (helios) et par le bas (les vapeurs etouffantes qui grimpent vos mollets depuis la terre poussiereuse), voir enfin des lions et des girafes apres les chevres cretoises.

C'est a une heure et demi d'Athenes!

Anniversaire de Margaux oblige, il fallait une belle aventure pour cette journee. Depart pour le parc zoologique d'Attique (ouah, ca rime!) Un endroit exceptionnellement... chaud! Meme les vautours du spectacle "Je fete mes deux ans" etaient cloues au sol pour cause de canicule.
Ce qui a plu le plus a Margaux c'est... la grande girafe? le lion blanc? le zebre attentif? la tortue flottante? le poney du Senegal? le gros bec de Chine? le loup gris? l'autruche etonnee? le jaguar ebouriffe? le hibou de Pomeranie? le singe gymnaste? le maramou d'Indonesie?

Allez, encore un petit effort! Vous l'avez tous vu au moins une fois dans votre vie...

C'est bien sur le cochon en plastique du manege dans lequel on glisse 1 euro et dont l'agitation mecanique dure 30 secondes!

BON ANNIVERSAIRE MARGAUX,

de la part de ses parents eblouis!

dimanche 15 juin 2008

Croisiere

On se l'etait promis, on fera une etape du voyage de nuit sur un bateau. Apres information, on a appris que le grand bateau "Diagoras" partait de Santorin au Piree le samedi 14 juin au soir. Nous nous sommes donc organises pour le prendre. On a pas regrette ce petit plaisir. En fait de cabine, nous avons eu une immense chambre avec un petit lit pour Margaux, une grande salle de bain, petit coin salon avec des fruit et un minibar et meme 2 grandes fenetres. Une veritable croisiere que ce deplacement.
On arrive au petit matin au port d'Athene et on se fait chasser sans menagement de la cabine. On se retrouve donc sur un quai perdu (E1 pour les connaisseurs) a attendre un bus qui ne vient pas. Claire s'endore sur sur son sac au pied d'une poubelle. On finit par prendre nos affaires et marcher vers le metro et regagner l'auberge de jeunesse "Victor Hugo".
Peut etre n'etions nous que des passagers clandestins?

vendredi 13 juin 2008

Avrio

Nous profitons de nos derniers jours dans les Cyclades, et le mot d'ordre a Chora semble etre "avrio" (=demain):

- nous adorons bien sur le poisson frais et demandons chaque soir au restaurant "Poisson frais de notre bateau" si le poisson frais est arrive. Reponse "avrio"!

- il y a trois jours, nous avons donne tout notre linge a notre logeuse qui nous promet une lessive. Quand nous l'interrogeons, la reponse est "avrio". C'est-a-dire que Claire porte le training trop grand de Victor et un t-shirt noir pratique sous le soleil tapant, Margaux dort en pantalon et pull et Victor se satisfait d'une vieille culotte!

- parfois, le flegme grecque tourne a notre avantage. Lorsqu'on veut payer une pasteque mais que nous n'avons pas de monnaie, on nous dit aussi "avrio".

Mais bon, la mer est chaude, le sable fin et notre mobylette (150 cm3) assez courageuse pour tirer nos 140 kg!

jeudi 12 juin 2008

Trous de blog

Certains l'ont peut-etre constate, notre blog contient passablement de trous.
Impossible de relater toutes nos aventures. J'ai cependant rajoute quelques messages pour le debut des iles (golfe Saronique, Poros, Egine, cf. 17 -21 mai), car c'est une nouvelle etape du voyage.
Nous avons enfin trouve un ordinateur a Anafi, alors vous aurez des nouvelles prochainement....

mercredi 11 juin 2008

Les epaules de Victor






Il faut rendre hommage ici aux epaules de Victor, qui ne se comparent a aucun charriot du monde, fut-il le plus sophistique. Elles portent tantot une petite fille joyeuse et consentante, tantot coquine qui titille les oreilles de son papa, tantot un peu plus refractaire, tantot endormie... Le voyage ne serait pas ce qu'il est sans ces epaules musclees et fortes qui accueillent toujours les 10 kg de Margaux avec tendresse, lorsqu'il s'agit de vivre une aventure incontournable, d'atteindre un but plus vertigineux que d'habitude.
Ma chance: pouvoir les embrasser chaque soir!

mardi 10 juin 2008

Improvisations






Comme toujours, le voyage est une joyeuse suite d'improvisations qui nous ouvrent generalement a un present genereusement offert et accueilli.
Nous nous etions dirige vers la petite place pour prendre un des 2 bus journaliers et voila qu'on se retrouve les 3 sur une petite vespa (pas tres stable) direction la plage. Pour une fois c'est du sable fin et une ombre bienvenue qui nous attend. On trouve meme un tres agreable hamac dans le fourre voisin. Margaux fignole ses premier chateaux de sable. Apres une bonne baignade (meme Claire se baigne maintenant), retour a la maison pour la sieste.

En fin d'apres midi on se remet en selle au hasard de la seule route de l'ile. Apres 9 km sinueux, elle s'arrete pres d'un monastere construit sur les ruines d'un temple d'Apollon (qui aurait cree l'ile pour servir de refuge aux Argonautes). Un petit chemin se devine a flanc de montagne. Il est 18h30 mais la temperature est enfin propice a la marche. Apres 1h30 de montee assez raide (430 m de denivele avec Margaux sur les epaules), nous arrivons a une chapelle, toute rosee par la lumiere du soleil couchant, accrochee par la foi des hommes a une falaise vertigineuse. Un grand moment du voyage. Nous nous partageons la pomme et le reste d'eau que nous avons emportes avant de redescendre a la nuit tombante (il n'y a pas que la nuit qui tombe, la fatigue et le manque de lumiere entrainant chacun). Nous arrivons a 21h15 au monastere au clair de lune et enfourchons notre vespa pour une folle viree nocture sous un fort vent insulaire. Il fait froid, mais nous sommes les plus heureux entasses sur cette monture improbable. Arrive au village, nous nous refugions dans la cuisine d'un restaurant pour partager la chaleur d'une ambiance familiale (preparation des filets de peche devant un match de l'euro!).

Nous sommes arrives






Apres quelques hesitations sur la destination suivante de notre voyage, nous avons opte pour le bout du monde, soit l'ile d'Anafi, qui est difficilement accessible par bateau (seul moyen d'y arriver). Nous reprenons donc le meme bateau qu'a Folegandros et Victor attrape de nouveau une migraine (a croire qu'il fait une allergie a cette companie).
Arrivee en fin d'apres midi. Nous chargeons tant bien que mal le chariot dans le mini bus qui nous conduit a Chora (c'est facile, toute les capitales d'ile ont le meme nom). Pour changer et nous reposer, nous decidons de prendre 2 chambres, avec une vue magnifique sur la baie. Nous profitons de la tele pour voir la finale de Roland Garros (inespere dans ces lieux recules).
L'ile ne comporte que 250 habitants, tous convies ce soir a la noces d'une des leurs (nous avions repere des musiciens et un pope sur le bateau). Lors du repas sur une magnifique terrasse dominant les flots, Margaux ramene un petit objet noir en disant doucement un mot en deux syllabes. Le silence gene des tables voisines et une odeur caracteristique nous font rapidement identifier la source de l'objet. Le pampers s'est detache et Margaux a sculpte un magnifique etrons au milieu des convives. Les rires desamorcent cependant rapidement cette situation.
Attires par le bruit de la musique, nous nous joignons a la noce coloree et recevons de succulentes amandes au miel. La jeune mariee peine a dissimiler une belle rondeur sous sa robe. Il parait que c'est presque l'usage dans l'ile, d'assurer la perenite de la population des le gymnase termine. Nous apprenons egalement qu'il n'y a que 35 eleves mais pas moins de 15 enseignants pour assurer tous les degres (soit 2 a 5 eleves par classe). Le lendemain matin, on retrouve la marie derriere le comptoire d'un minuscule "mini market". Ici, le miel s'arrete aux amande et ne va pas jusqu'a la lune...

jeudi 5 juin 2008

Excursion volcanique











Aujourd'hui, nous nous sommes bien melanges avec les touristes ordinaires en participant a une excursion dans la Caldera de Santorin.
Depart en minibus de l'hotel jusqu'au port (nous sommes seuls et il semble qu'aucun minibus n'est prevu). Depart en caique (joli bateau) jusqu'au volcan, situe au milieu de l'immense cratere. Paysage impressionant de desert et de lave. Senteurs de soufre et fumeroles de l'enfer.Il fait chaud et c'est beau. On reprend le bateau pour l'ile voisine, ou apres avoir trouve une grand maman Martine pour Margaux, nous plongeons dans l'eau fraiche pour rejoindre les sources chaudes. Un jacuzzi boueux et rouge dans un paysage de reve.
Deniere etape, l'ile de Thiresia, avec son petit port de peche et ses nombreuses taverne.
Nous nous accordons la montee en mulet, au plus grand plaisir de chacun. Une vue sur toute la Caldera nous attend en haut.
Nous rentrons heureux et fatigues de soleil et d'emotions.
Victor en a meme oublie son linge et calcon de bain sur le pont.

mercredi 4 juin 2008

Etat du materiel de transport






Apres 3 mois de voyage, le chariot a montre les premiers signes de fatigue.
Il semble avoir mal supporte les parties "en brancard" avec Margaux (en particulier lors de la chapelle aventure, cf. ci-dessous). Certains sentiers (ou partie) ne sont pas compatibles avec le chariot et nous devons alors le porter a bout de bras ce qui lui ecrase un peu les jointures des bras.
En quittant au petit matin Folegandros, nous nous sommes appercus qu'une roue etait a plat. Nous sommes donc passes en catastrophe dans un garage pour regonfler, mais ca n'a tenu que le temps d'arriver a Santorin. Nous avons donc change pour la premiere fois la chambre a air (heureusement, nous en avons pris une en reserve) et entrepris la reparation.

Question pieds par contre, tout va vers le mieux. Je ne sais pas si c'est les chaussures ou les pieds qui se forment, mais ils ont enfin pris leurs aises. Plus besoin de Compeed pour Victor. Quant aux beaux pieds de Claire, ils ont ete bien chausses des le premier jour. En ce qui concerne Margaux, nous lui avons achete aujourd'hui une 3eme paires sur place. Sa garde pieds se compose desormais de chaussures pour la marche (excellente les Babyboot pris au depart, mais elles deviennent un peu petites), pour la plage, des Spartiates (merci Blaise) et des pantouffles (on en a perdu une la premiere semaine apres les avoir achetees). Nous nous attachons a chaque chaussure.

mardi 3 juin 2008

Folegandros la Sauvage












Nous avons passe une semaine de reve dans l'ile de Folegandros (regardez dans votre atlas... ou sur google earth http://maps.google.com/)
Cette ile est sauvage et tres touchante par son authenticite. Le ble est encore travaille a la main, et le pain cuit au feu de bois.
Nous avons eu un peu de peine a trouver un logement, mais apres plus d'une heure de recherche, nous sommes tombes sur le logement de reve: une maison, avec une cuisine de 40 m2 et meme une piscine, le tout pour 50 euros/jour. A ce prix, nous sommes restes 8 jours (un record!).
L'occasion de faire de belles ballades, de bonnes baignades, de grandes siestes et meme du quad en famille (une veritable mode dans les Cyclades).

mardi 27 mai 2008

Dedale (bis)






A Knossos, nous avions fait la connaissance de Dedale et de son Labyrinthe.

C'est avec plaisir que nous deconvrons au milieu de l'ile de Naxos un petit village peuple de Cretois qui presente les memes caracteristiques que son illustre ancetre. Quel plaisir de se perdre dans ces ruelles (pas facile avec le chariot, mais comme toujours, Claire est perseverante). Nous en avons meme presque rate notre bus de retour.

Chapelles aventure






vendredi 23 mai 2008

Enfin des photos...et meme une video

J'ai enfin mis en ligne les dernieres photos du continent (27 avril - 16 mai) et meme une video (a vous de la trouver).

Apres, c'est les iles, et c'est vraiment magnifique. Mais c'est deja presque un autre voyage...

Les St Jean






Nous sommes alles a la rencontre des divers St Jean qui veillent sur Naxos. D'abord l'Evangeliste (present dans presque toutes les eglises), puis Chrisostome (Pere de l'eglise) et le monastere qui lui est dedie au sommet de la colline (ascension au pas de charge pour arriver avant la canicule et la fermeture a 12h) , puis le Theologien (chapelle du rocher, Claire retrouve ses sensation de grimpeuse).
Nous finissons par St-Jean des Glaces (quel plaisir pour Margaux... et ses habits).