



Nos ames de grands sensibles en prennent un coup: nous ne comptons plus les serpents, petits ou grands, gris ou vert emeraude, vivants ou a moitie morts sur les chemins, ni les enormes sauterelles, les batraciens improbables qui fuient sous nos pas, quand les herbes sont trop hautes pour qu'on puisse voir nos pieds.
Il y a aussi, a proximite des marches, des tetes de cochons saignees a blanc, des chargements d'agneaux fraichement tues et dont la tete est encore ensanglantee.
Le moins pire sont peut-etre les poulpes que les pecheurs cognent contre le quai pendant de longues minutes afin...de les adoucir!
Bref, tout vit et meurt sous nos yeux et c'est bien.
L'occasion, bien sur, de grands cris et de fous-rires, de courses dans les herbes et dans les orties qui nous mangent les cuisses meme a travers les pantalons.
Un bus passe et nous promene gratuitement sous la pluie jusqu'a ce que nous ayons envie de descendre!